Le Top du Meilleur Livres Année 2012



                                  Une petite sélection des meilleurs livres de l'année 2012




Dans le secret des êtres vivants, de Nicole Le Douarin
Elle a eu de l'avidité pour tout ce que le monde donne à voir, à aimer, expérimenter, à comprendre. « C'est en ces termes que parlent d'elle ses deux très grandes amies, la philosophe Mona Ozouf et l'historienne Michelle Perrot, qui signent dans cet ouvrage une préface empreinte d'admiration titrée « Princesse de sciences ».
Nicole Le Douarin, médaille d'or du CNRS, scientifique française « nobélisable » en biologie, a accompli un parcours remarquable, aussi bien d'un point de vue intellectuel qu'humain. C'est cette aventure personnelle et étonnante qu'elle raconte pour la première fois dans des « mémoires scientifiques » d'un genre unique.





L'Enéide, de Virgile, Paul Veyne
L'Enéide , Coédition Albin Michel – Les Belles Lettres
L’épopée latine par excellence, l’Énéide de Virgile, est un long poème de 11 000 vers. De même que l’Iliade et l’Odyssée – dont l’Énéide s'inspire largement –, l’ouvrage a suscité l’admiration de générations de lettrés de l’Antiquité à nos jours et fut une source d’inspiration récurrente pour les artistes et les poètes. Ce récit des épreuves du Troyen Énée, ancêtre mythique du peuple romain, fils d’Anchise et de la déesse Vénus, depuis la prise de Troie jusqu’à son installation dans le Latium, a été écrit entre 29 et 19 av. J.-C. (mort de Virgile) et se divise en douze chants.
Ce texte canonique est traduit, et annoté, par le grand historien de Rome Paul Veyne. À quatre-vingt deux ans, ce savant inclassable et mondialement connu, n’a pas hésité à relever le défi de proposer une nouvelle traduction de ce monument de la culture latine. Un événement.


Le roi n'a pas sommeil", de Cécile Coulon

« Ce que personne n’a jamais su, ce mystère dont on ne parlait pas le dimanche après le match, autour d’une bière fraîche, cette sensation que les vieilles tentaient de décortiquer le soir, enfouies sous les draps, ce poids, cette horreur planquée derrière chaque phrase, chaque geste, couverte par les capsules de soda, tachée par la moutarde des hot-dogs vendus avant les concerts ; cette peur insupportable, étouffée par les familles, les écoliers, les chauffeurs de bus et les prostituées, ce que personne n’a pu savoir, c’est ce que Thomas avait ressenti quand le flic aux cheveux gras était venu lui passer les bracelets, en serrant si fort son poignet que le sang avait giclé sur la manche de sa chemise. » De quoi Thomas est-il responsable ? Qui a tiré les ficelles de cet invraisemblable jeu de dupes ? Chronique d’un drame, histoire d’un destin inattendu, Le roi n’a pas sommeil fascine par la manière insidieuse dont l’étau se referme autour de son personnage. Cécile Coulon, qui mêle avec brio la transparence et la noirceur, révèle la part d’ombre d’une vie ordinaire. Après Méfiez-vous des enfants sages, elle mélange le réalisme le plus cru au suspense le plus déroutant. Un roman d’amour et de haine, de violence et de trahison, aux pages traversées par le vertige de la vie humaine, que l’on porte en soi longtemps. Avec une écriture rigoureuse, Cécile Coulon dit la solitude hébétée, la vie fragile, l’impuissance. Palpitant, inquiétant, Le roi n’a pas sommeil ne laisse pas ses lecteurs au repos.


"La tristesse du samouraï", de Victor del Arbol
Traduit par Claude Bleton
Trois générations marquées au fer rouge par une femme infidèle. L'incartade a transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu’un doit laver le péché originel.
"Le grand coeur", de Jean-Christophe Rufin
Prix de Roman Historique 2012
Dans la chaleur d'une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie et tente de démêler l’écheveau de son incroyable destin. Fils d'un modeste pelletier, il est devenu l’homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la Guerre de Cent ans. Il a changé le regard sur l'Orient, accompagnant le passage des Croisades au commerce, de la conquête à l’échange. Comme le palais auquel il a laissé son nom, château médiéval d’un côté et palais renaissance de l’autre, c’est un être à deux faces. Il a voyagé à travers tout le monde connu, aussi à l’aise dans la familiarité du pape que dans les plus humbles maisons.


"Le jeu des ombres", de Louise Erdrich
« Un roman d’une exceptionnelle valeur psychologique, artistique et intellectuelle, sur l’enfer conjugal. » The Boston Globe « Un roman profondément tragique ou l’écriture de Louise Erdrich atteint des sommets. » The Washington Post Quand Irène America découvre que son mari, Gil, lit son journal intime, elle en commence un autre qu’elle met en lieu sûr. C’est dans ce nouveau carnet qu’elle livre sa vérité sur son mariage et sur sa vie tandis qu’elle utilise l’ancien pour se venger de son mari et s’amuser à ses dépens. Gil est devenu un artiste célèbre en peignant le portrait d’Irène sous de nombreuses formes, et il réalise que la peur de la perdre le contraint à se dépasser. Irene termine sa thèse sur George Catlin, le peintre des Indiens, qui a sillonné l’Ouest américain au début du XIXe siècle. Tandis qu’ils tentent de maintenir les apparences pour leurs trois enfants, leur foyer devient un endroit de plus en plus violent et secret. Irène décide de mettre fin à son mariage et à une relation de dépendance étrange et ironique, plutôt que de céder à l’autodestruction.


"L'élimination", de Rithy Panh, avec Christophe Bataille
"A douze ans, je perds toute ma famille en quelques semaines. Mon grand frère, parti seul à pied vers notre maison de Phnom Penh. Mon beau-frère médecin, exécuté au bord de la route. Mon père, qui décide de ne plus s'alimenter. Ma mère, qui s'allonge à l'hôpital de Mong, dans le lit où vient de mourir une de ses filles. Mes nièces et mes neveux. Tous emportés par la cruauté et la folie khmère rouge. J'étais sans famille. J'étais sans nom. J'étais sans visage. Ainsi je suis resté vivant, car je n'étais plus rien."

"Les amants du Goulag", d'Orlando Figes
Déportéà la fin de la guerre, Lev croupit dans un camp du Goulag. Svetlana, l'amour de sa vie, est à Moscou. Pendant dix ans, de 1945 à 1955, grâce à toutes sortes de complicités, ils vont échanger une correspondance amoureuse inouïe, qui forme la trame de ce récit. Une ode à l'amour qui déplace les montagnes, magistralement orchestrée par le grand historien de l'ère soviétique Orlando Figes.
En 2007, à Moscou, Orlando Figes découvre dans les locaux de l'association Mémorial, qui défend la mémoire des victimes de Staline, trois malles dont le contenu le laisse pantois. C'est un couple de Moscovites âgés, Lev et Svetlana Mishchenko, qui les ont confiées à l'association. A l'intérieur se trouve l'intégralité de la correspondance amoureuse qu'ils ont échangée clandestinement dix ans durant, grâce à toutes sortes de complicités, pendant que Lev était prisonnier du Goulag et que Svetlana l'attendait à Moscou.



"La déesse des petites victoires", de Yannick Grannec
Université de Princeton, 1980. Anna Roth, jeune documentaliste sans ambition, se voit confier la tâche de récupérer les archives de Kurt Gödel, le plus fascinant et hermétique mathématicien du XXe siècle.
Sa mission consiste à apprivoiser la veuve du grand homme, une mégère notoire qui semble exercer une vengeance tardive contre l’establishment en refusant de céder les documents d’une incommensurable valeur scientifique.
Dès la première rencontre, Adèle voit clair dans le jeu d’Anna. Contre toute attente, elle ne la rejette pas mais impose ses règles. La vieille femme sait qu’elle va bientôt mourir, et il lui reste une histoire à raconter, une histoire que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne flamboyante des années 1930 au Princeton de l’après-guerre ; de l’Anschluss au maccarthysme ; de la fin de l’idéal positiviste à l’avènement de l’arme nucléaire, Anna découvre l’épopée d’un génie qui ne savait pas vivre et d’une femme qui ne savait qu’aimer.

"La liste de mes envies", de Grégoire Delacourt
Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.


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