Poésies D'Automne


l'Automne est arrivé,avec ses belles couleurs,son vent et il nous faudra attendre encore quelques mois pour retrouver le soleil!!!
Quelques poésies à apprendre aux enfants de l'école ou tout simplement à vos enfants !!!


Chanson D'Automne
 
Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon cœur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
 



                                                        Les Feuilles Mortes
                                           Tombent, tombent les feuilles rousses,
                                          J'entends la pluie sur la mousse.
                                         Tombent, tombent les feuilles molles,
                                         J'entends le vent qui s'envole.
                                         Tombent, tombent les feuilles d'or,
                                         J'entends l'été qui s'endort.
                                         Tombent, tombent les feuilles mortes,
                                         J'entends l'hiver à ma porte.

                                                   Pernette Chaponnière
                                                       

 L'Automne 
L’automne, au coin du bois,
Joue de l’harmonica.
Quelle joie chez les feuilles !
Elles valsent au bras
Du vent qui les emporte.
On dit qu’elles sont mortes,
Mais personne n’y croit.
L’automne, au coin du bois,
Joue de l’harmonica.
Maurice Carême


Soir D’Automne 

Que de choses restaient à faire
Lorsque venaient les feuilles mortes !
S'asseoir sur le seuil de la porte
Était défendu à ma mère.


Mais il arrivait que l'automne
Fasse ressembler notre rue,
Distillant sa lumière jaune,
À une étonnante cornue.



Ma mère aimait cette atmosphère
De soir tombant dans la rue calme
Où l'on sentait que les étoiles
Ne demandaient plus qu'à paraître.


Assis par terre, tout près d'elle,
La tête contre son genou, Je regardais rosir le ciel
Que désertaient les hirondelles.


Et j'écoutais battre mon cœur
Comme devait battre le sien
Comblé d'un étrange bonheur
Qui ne tenait à presque rien.

Maurice Carême
 
 

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